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Quelle solution pour les sites et sols pollués ?



La politique nationale qui a consisté, dans les années 90, à hiérarchiser les sites pollués et à traiter ceux présentant les niveaux de pollution les plus élevés a été infléchie sur la base du retour d’expérience. Aujourd’hui, l’approche est spécifique aux enjeux présentés par un site pollué et basée sur la gestion en fonction de l’usage au regard des contraintes environnementales en vigueur.

Lorsqu’une installation cesse son activité deux étapes sont essentielles :

  • La mise en sécurité du site notamment en supprimant des potentiels de dangers (élimination des produits dangereux, suppression des risques incendie, limitation d’accès…) afin d’assurer la protection immédiate des tiers ;
  • La réhabilitation du site qui a pour but que l’état du site soit compatible avec son usage futur.

Lors de la démarche de gestion des sites et sols pollués, l’étape indispensable avant toute étude est d’établir un schéma conceptuel. Il s’agit d’un état des lieux de la zone concernée qui doit permettre d’établir un diagnostic complet et d’appréhender toutes les dimensions de la pollution d’un milieu et de ses conséquences. Il permet d’identifier les sources de pollution, les milieux de transfert et les enjeux à protéger.

Suite à ce schéma conceptuel, deux démarches de gestion distinctes existent :

  • L’interprétation de l’état des milieux (IEM) qui vise à s’assurer qu’à l’extérieur du site, l’état des milieux est compatible avec les usages déjà fixés. Cette méthode consiste à identifier les voies et milieux d’exposition au regard des usages par des campagnes de mesures ou de modélisations. Elle conduit à comparer l’état des milieux considérés à celui des milieux naturels voisins. L’IEM permet ainsi d’identifier les milieux qui nécessitent aucune intervention, ceux qui peuvent l’objet d’actions simples de gestion pour rétablir leur compatibilité avec les usages constatés, et ceux dont l’état nécessite la mise en œuvre d’un plan de gestion.
  • Le plan de gestion consiste à remettre en état une zone polluée grâce à des aménagements (vide-sanitaire) ou des mesures de dépollution ou sur laquelle les usages peuvent être choisis ou adaptés (restriction d’usage). Le but principal est de maîtriser les sources de pollution et leurs impacts. Si leur suppression est possible à un coût raisonnable et avec les meilleures techniques disponibles, elle doit être engagée. Ce plan permet de définir les mesures de gestion adaptées à l’usage futur envisagé. Enfin la surveillance environnementale du site est indispensable et doit faire l’objet d’une réévaluation et d’une interprétation régulière.

Les traitements des sources de pollution peuvent être réalisés sur site ou dans des installations autorisées. Les techniques de traitement sont très variées, on distingue :

  • La destruction par incinération, vitrification ou biodégradation.
  • La neutralisation / détoxication, procédés physico-chimiques mettant en œuvre des réactions d’oxydo-réduction, de déchloration…, ils nécessitent souvent un traitement complémentaire des sols ou des effluents.
  • La séparation / extraction, basées sur la chaleur pour détruire, encapsuler, résorber, extraire, volatiliser, vaporiser ou décomposer les contaminants. Ces procédés ont généralement pour résultat une diminution significative du volume de déchets à traiter, en concentrant la contamination dans un faible volume.
  • L’immobilisation, procédé qui modifie peu les propriétés toxiques des contaminants mais qui a pour avantage de limiter, voire de bloquer leur migration dans le sol.
  • Le confinement, permet d’isoler la source de pollution à l’aide de métaux argileux et / ou synthétiques.
  • Ou encore la désorption thermique, les puits de pompage, la biofiltration, l’absorption, l’adsorption...

L’atténuation naturelle peut constituer, lorsqu’elle est maîtrisée, une alternative à ces traitements.

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